L’empreinte de l’invisible

Françoise Thieck Champin, poete, éditeur de la revue de poésies « Midi », France

On peut percevoir dans les Alignements de Mozé ou dans les Trois blocs d’ardoise d’Anjou posés sur le sable, tous issus des profondeurs de la terre, la mémoire de l’invisible qui abolit le temps. On peut percevoir la métamorphose de ce schiste bleu et quand ces menhirs, ces chevaliers géants surgissent au milieu d’une prairie, se mêlent au paysage parmi les arbres et quelques maisons, leur force de silence infini nous envoûte, nous stupéfie car ce silence semble contenir tout le passé de la Terre et sa mémoire de temps lointains. Cette mémoire de la Terre est aussi la nôtre et peut-être notre conscience des profondeurs sombres en nous, aspirant à la lumière.

On ne peut que souscrire à l’œuvre si poétique et dépouillée de Marie Noëlle, par ce qu’elle nomme : « ma démarche plastique inspirée par la liberté et par la vie » et « ma recherche du lien entre le visible et l’invisible ».